<![CDATA[Chroniques Shanghaiennes]]> http://www.chroniques-shanghaiennes.com/ Aventures chinoises et d'ailleurs fr over-blog.com RSS 2.0 Generator <![CDATA[Astrologie chinoise - Ode aux serpents!]]> http://www.chroniques-shanghaiennes.com/article-15425371.html
Me voilà à mon tour saisie par le doute... Du coup, je suis allée vérifier. Et bien si! Mademoiselle Wan, je SUIS serpent. Et ce matin, Enora et moi avons bien ri en lisant le profil dudit serpent. Pour ceux qui me connaissent, ces quelques paragraphes feront sourire. Des grands mystères de la vie ont été levés. Je sais dorénavant pourquoi je ne gagne jamais au loto! Tout n'est pas vrai et les experts en "Gwen" pourront jouer à trouver les intrus dans cette série de traits de caractère. Un membre de l'équipe d'over-blog a gentiment réactivé l'option des commentaires sur mon blog alors allez-y, lâchez-vous!


"Le Serpent naît sous le signe de la sagesse. Doté d'une intelligence remarquable, l'esprit toujours en éveil, il est sans cesse à tirer des plans, sans cesse à se de demander de quelle manière il pourrait le mieux mettre ses nombreux talents à profit.

Sans aimer le changement pour le changement, le Serpent peut se lasser de ce qu'il connaît trop bien, et on le verra à plusieurs reprises au cours de sa vie changer de centres d'intérêt ou, au travail, changer carrément d'orientation. Les défis sont pour lui un puissant stimulant, et son flair indéniable lui permet d'éviter la plupart des écueils. C'est un Organisateur-né; il a le sens des affaires et généralement, comme investisseur, la chance lui sourit. Voilà pourquoi la plupart des Serpents connaissent avec les années une situation financière enviable, à condition de n'être pas pris par la passion du jeu : il n'y a en effet pas pire joueur que le Serpent dans tout le zodiaque chinois! De tempérament flegmatique, le Serpent préfère la vie calme et fait tout pour fuir l'agitation excessive. Il n'aime pas davantage être brusqué dans ses décisions. En fait, il déteste qu'on se mêle de ses affaires, et incline à être son propre juge plutôt qu'à se fier à l'opinion d'autrui. Ce qui ne veut pas dire que les vues qu'il adopte manquent de profondeur. Au contraire, il aime méditer et mûrement réfléchir avant de s'exprimer.

Il arrive que le Serpent fasse figure de solitaire car est tranquille et d'une grande réserve. La communication est même parfois difficile avec lui. Ajoutons que les conversations oiseuses l'ennuient au plus haut point, et qu'il tolère mal la bêtise. En revanche, il est doté d'un bon sens de l'humour, chose qui s'avère singulièrement précieuse dans les moments de tension.

Le Serpent est dur à la tâche et minutieux dans tout ce qu'il fait. D'une grande détermination, il peut se montrer impitoyable pour arriver à ses fins. Ce qu'il réussit généralement, bien servi par l'assurance, la volonté et la vivacité d'esprit qui le caractérisent. Toutefois, en cas d'insuccès, il est long à se remettre. Pour tout dire, c'est un mauvais perdant: il ne supporte pas l'échec.

On dit souvent le Serpent évasif, et il est vrai qu'il se confie difficilement. Cette extrême discrétion, cette méfiance même, peut parfois lui nuire; il fera bien d'apprendre à la tempérer le plus possible.

Invariablement, après un effort ou une activité intense, le Serpent éprouve un impérieux besoin de se reposer; c'est que la somme d'énergie nerveuse qu'il dépense alors est considérable. Et ces ménagements lui sont réellement nécessaires. En fait, s'il ne fait pas attention, il pourrait devenir candidat aux troubles nerveux ou à l'hypertension.

Le Serpent a parfois la réputation d'être lent à démarrer dans la vie. Et c'est vrai qu'il met souvent un certain temps à dénicher le travail qui le rend heureux, mais une fois qu'il l'a trouvé, il s'y donne complètement. Il réussit généralement bien dans tout emploi qui implique de la recherche ou de la rédaction, pourvu qu'il puisse articuler ses idées en toute liberté. L'enseignement, la politique et le travail social sont également des domaines qui lui conviennent, et il ferait un excellent directeur du personnel.

Le Serpent choisit ses amis avec soin et, bien que d'ordinaire il ne badine pas avec ses finances, il sait se montrer fort généreux avec ceux qu'il aime, n'hésitant pas à leur offrir des cadeaux somptueux. Mais il doit par ailleurs pouvoir compter sur leur loyauté : possessif comme il l'est, il sera facilement blessé et pourra devenir très jaloux si on abuse de sa confiance.

Il a généralement fière allure et ne manque jamais d'admirateurs. À ce chapitre, la femme Serpent est particulièrement séduisante. Elle possède un genre bien à elle et beaucoup de goût pour s'habiller (mais pas dans le style chic pas cher!). Très sociable, elle a communément une foule d'amis. Notons en plus chez cette native du signe un rare talent pour impressionner les gens qui comptent. Dans sa vie de tous les jours, elle cultive des intérêts fort variés et participe à nombre d'activités, ce qui ne l'empêche pas pourtant d'être un peu secrète et de vouloir préserver sa vie privée. De nature, la femme Serpent est plutôt calme, et ses conseils sont ordinairement très appréciés de ceux qui l'entourent.

La réputation du Serpent en matière de coeur n'est plus à faire : c'est un grand amoureux. Mais il finit généralement par se ranger, et fait alors un excellent partenaire pour le natif du Boeuf, du Dragon, du Lièvre et du Coq. L'entente sera fréquemment bonne avec le Rat, le Cheval, la Chèvre, le Singe et le Chien, pourvu qu'ils laissent au Serpent la latitude de poursuivre ses intérêt personnels. Toutefois, qu'il se tienne loin du natif de son propre signe : deux Serpents deviennent facilement jaloux l'un de l'autre! Il se trouvera par ailleurs peu d'affinités avec le Cochon honnête et terre-à-terre, et encore moins avec le Tigre, trop agité et enclin à perturber sa tranquillité.

Amateur de raffinement, souvent amateur d'art, le Serpent aime la lecture, et en particulier les ouvrage traitant de philosophie, de religion, de politique ou d'occultisme. L'inconnu le fascine, et il cherche constamment des réponses aux questions que pose son esprit curieux. En fait, dans l'histoire, on remarque que plusieurs penseurs de génie étaient des Serpents. D'autre part, bien que tantôt réticent à l'admettre, le Serpent, avec son intuition peu commune, possède souvent des dons médiumniques.

Dans tout le zodiaque chinois, le Serpent n'est certes pas le plus énergique. Il préfère aller à son propre rythme et faire ce qui lui plaît; bref, être son propre maître. Au cours de sa vie, il tâtera de plusieurs choses - il y a chez certains un peu du dilettante - mais viendra un moment où son labeur et ses efforts seront reconnus; et invariablement, il connaîtra le succès et la sécurité financière."

(Source : http://www.lousonna.ch/esoterism/chinois/iserpent.html )]]>
Tue, 08 Jan 2008 00:32:00 +0100 http://www.chroniques-shanghaiennes.com/article-15425371.html
<![CDATA[Dorlotements et autres histoires de cache-nez : la médecine chinoise]]> http://www.chroniques-shanghaiennes.com/article-15154252.html J’ai vérifié sur Google, c’est officiel, nous sommes en 2008. Remarquez que, pour éviter un changement trop radical, le soleil se lève toujours à l’est. Comment je le sais ? Et bien parce que j’étais à ma fenêtre ce matin à 6h30 lorsqu’il a fait son apparition. Oh, je vous entends d’ici : « la fêtarde, elle est rentrée à pas d’heure ! ». Et bien NON ! L’opiniâtreté d’un virus malveillant a eu raison du peu d’énergie qu’il me restait en cette fin d’année.   J’ai donc embrassé Enora à 20h00 et j’ai mobilisé les trois neurones actifs qu’il me restait pour opérer une délocalisation du salon vers mon lit. À 20h30, extinction des feux. J’ai raté l’appel d’Ayi, qui a téléphoné ce soir-là pour nous souhaiter la bonne année, ben oui, maintenant qu’elle a un beau portable tout rouge ! Mardi 1er janvier, 5h45, me voilà debout (je le dis, car ça ne se reproduira pas de sitôt). 6h30, le soleil se lève (c’est beau !) et un zeppelin passe dans le ciel (waouh !). 9h15, Ayi arrive avec des roses dans les bras pour le nouvel an.

Elle s’enquiert immédiatement de ma santé : ça va ? Tu as un rhume ? Je vais te préparer une boisson avec du gingembre, ça soigne les rhumes, d’accord ? Et juste au moment où je me disais combien cette femme était adorable, je me suis pris un « et va mettre quelque chose de plus chaud sur tes épaules, il fait froid, tu n’es pas assez couverte ! ». Ce à quoi j’ai répondu, en français, « oui, mamie » (c’est quand même un peu la spécialité de ma grand-mère de recommander un paletot contre les méchants virus !) et je suis allée enfiler un pull, ou plutôt un « tricot », pour faire plus ton sur ton avec la situation. Mamie, sois rassurée, Ayi n’a pas plus d’autorité que toi sur moi en matière de cache-cols, mais je ne savais pas comment lui expliquer, en chinois, que suer sous trois couches de lainage n’allait pas arranger mon état. Avec ses remèdes de grand-mère, Ayi prend soin de nous au-delà de ce que nous pouvions imaginer. Dix minutes plus tard, ne la voilà-t-elle pas qui pointe son nez dans ma chambre avec un jus d’orange pressé. Pas désagréable de retomber en enfance dans ces circonstances. Quelques instants après, elle revient à la charge en tenant entre les mains une tasse Starbucks modèle géant. Voilà ma décoction de gingembre, agrémentée d’un peu de citron pressé.

Alors, question à l’assemblée : est-ce que vous avez déjà bu ce genre de chose, vous ???? Personnellement, ça ne m’était jamais arrivé. Et bien vous savez quoi ? Ça piiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiique ! Passez-moi l’expression, mais c’est dégueulasse ! J’ai donc tout bu. C’est si mauvais que ça ne peut faire que du bien, non ? C’est en tous cas ce dont Enora a essayé de me convaincre, mais je n’ai pas encore réussi à savoir si elle se payait ma tête ou pas (elle a goûté elle aussi, intriguée par la contraction singulière de mes muscles faciaux). Je mets cet article en ligne à 12h20. Je viens de terminer mon automédication à la chinoise. Je vous dirai dans un prochain bulletin de santé si le remède a fait effet et si mon estomac y a résisté. En tous cas, si ça marche, je réitérerai l’opération parce que la version « shootée à l’Actifed », c’est pas top comme moyen de guérison ! À suivre…]]>
Tue, 01 Jan 2008 05:01:00 +0100 http://www.chroniques-shanghaiennes.com/article-15154252.html
<![CDATA[La crampe de l'écrivain]]> http://www.chroniques-shanghaiennes.com/article-15035610.html Ce billet est destiné à exprimer tout mon agacement à ceux qui jettent un regard plein de nostalgie sur les années passées sur les bancs de l’école à jouer du Bic sur leurs cahiers d’histoire, de géographie ou encore d’analyse grammaticale. La larme à l’œil, ils se souviennent de ces jours heureux où leur vie n’était qu’insouciance et amusement. Insouciance et amusement, oui, mais aussi taches d’encre et crampes aux doigts ! Et bien ce temps-là, je vous le dis tout de go, doit son attrait à notre mémoire défaillante. Les nostalgiques des blouses grises et des tableaux noirs ont enfoui au plus profond le souvenir des doigts enflés et rougis de presser le stylo pour dessiner la courbe parfaite d’un « a ». Qu’importe, me direz-vous, le Dieu informatique nous délivre du mal de l’écrivain. Et bien non ! Il est une discipline dans laquelle progresser rime avec gratter : l’apprentissage du chinois. Étant donné mon irritation chaque fois que je découvre quelque nuance cachée dans l’art d’écrire les caractères (du genre un trait un dixième de millimètre plus court que son voisin, sinon ça ne veut plus dire la même chose), vous l’aurez deviné, je n’ai pas l’intention de devenir une pro de la calligraphie. L’écriture des caractères à l’huile de phalange n’en demeure pas moins un passage obligé. Des heures à écrire, à copier, à recopier les caractères. Aller se coucher la main droite paralysée, mais avec la satisfaction de la tâche accomplie. Se lever le lendemain et… recommencer parce qu’on a tout oublié ! Dans la catégorie apprentissage des langues, le chinois, c’est franchement pas une sinécure. Pour vous faire une idée, voici en bref la méthode que j’applique : 1 - Écouter la leçon du livre et regarder les mots nouveaux. Jusque là, rien de bien étonnant. 2- Rechercher chaque caractère et son « décorticage » étymologique, histoire d’avoir un gramme de logique auquel se raccrocher pour s’en souvenir (et là, merci Wenlin !). 3- Parfois, pour ajouter du visuel à ma pauvre mémoire, une petite recherche dans les livres « Fun with Chinese Characters » parce que j’aime bien les histoires drôles.
4- Faire une liste de « Flashcards » (cartes) électroniques dans Wenlin pour apprendre les caractères, leur prononciation et leur signification. 5- Wenlin fonctionne caractère par caractère et non pas mot par mot, ce qui a ses limites. Il me faut donc ensuite préparer des cartes de mots recto verso et les imprimer pour apprendre mon vocabulaire. Avec tout ça, plus les nombreuses pauses « soupirs désespérés », il faut compter en moyenne 6 minutes par caractère nouveau (sachant que chaque leçon en compte une quarantaine), plus trois heures pour apprendre les mots de la leçon (formés des caractères susmentionnés). Ça fait quand même 7 heures de travail, et ça sans avoir véritablement mémorisé le texte ni fait un seul exercice ! Et une semaine plus tard, c’est à refaire ! Ces dernières semaines, j’ai mis les bouchées doubles. Résultat : je parle bien mieux (j’arrive même à faire des phrases entières, waouh !) et j’oublie toujours mes caractères ! Sauf qu’il y en a chaque semaine 40 de plus à réviser. La lassitude guette. Ci-dessous, une petite illustration des pages de cahier que j’ai pu noircir à essayer d’apprendre ces fichus caractères !
Ces derniers jours, j’ai toutefois eu ma récompense et je m’en vais vous la narrer. Ayi a perdu son téléphone portable la semaine dernière. Elle a téléphoné de la maison à plusieurs reprises, la mine basse, puis elle nous a expliqué la raison de son dépit. Avant de partir à Hangzhou pour Noël, nous sommes donc allés lui acheter un 手机 (shǒujī = téléphone portable) tout rouge (ça porte bonheur). Nous avons laissé le téléphone sur la table du salon avec un petit mot l’invitant à accepter ce cadeau de Noël avec plaisir. Elle a dû découvrir son cadeau mardi en venant pendant notre absence laver chaque centimètre carré d’étoffe que pouvait renfermer l’appartement. Et voilà que jeudi, le lendemain de notre retour, elle se rue sur nous en arrivant, nous prend par les bras et embrasse même Enora (SMACK !) après une demi-seconde d’hésitation. Ayi était heureuse comme tout d’avoir un nouveau téléphone. Elle l’adore et… elle a compris mon petit message ! Victoire ! Finalement, même si je ne maîtrise pas encore bien mes caractères, je ne pouvais rêver meilleure motivation que de voir ce petit bout de femme adorable et si enjouée arborer un large sourire. 谢谢!阿姨! PS : la nouvelle configuration d’Over-blog a viré l’option des commentaires, mais je vous redonnerai la parole demain, dès que la vitesse de connexion ne m’empêchera plus d’accéder aux options de configuration…
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Fri, 28 Dec 2007 12:20:00 +0100 http://www.chroniques-shanghaiennes.com/article-15035610.html
<![CDATA[Noël à Hangzhou]]> http://www.chroniques-shanghaiennes.com/article-14928571.html Cette année, pour Noël, nous avons décidé de quitter Shanghai et d'aller passer quelques jours "au vert". Nous avons donc troqué les quelques arbres au feuillage recouvert de poussière de Shanghai pour Hangzhou la belle, à une heure et demie au sud. La ville, entourée de temples bouddhistes et autres merveilles, a la caractéristique particulière de se trouver autour de l'un des plus célèbres lacs de Chine, le lac de l'ouest. 

Pas de neige pour ce Noël, de la pluie, mais  elle n'enlève rien à l'enchantement. Ce mardi 25 décembre, nous sommes donc allés au temple de Lingyin où nous attendaient (depuis des centaines d'années) des roches sculptées de bouddhas et autres représentations religieuses, des grottes naturelles qui ont donné naissance aux plus incroyables légendes, des pics à gravir pour avoir une vue en surplomb des temples... bref, que du bonheur.
Même la roche  sculptée était de la fête puisque les bouddhas n'étaient pas avares de joie de vivre et de sourires:



Pour avoir le ventre aussi rond que cette représentation du bonheur, nous nous apprêtons à  aller manger dans un restaurant français de Hangzhou (après avoir goûté le "poulet du mendiant", une spécialité locale, hier). Noix de St Jacques, foie gras, lotte aux cèpes, framboisier... mmmm. Pas très chinois, mais ça va faire du bien quand même!

Joyeux Noël à tous

Gwen]]>
Tue, 25 Dec 2007 11:11:00 +0100 http://www.chroniques-shanghaiennes.com/article-14928571.html
<![CDATA[Le plaisir de lire]]> http://www.chroniques-shanghaiennes.com/article-14803587.html Un peu tard pour la saison des cadeaux, mais certainement pas pour les bonnes résolutions, ces engagements que nous ne manquons pas de prendre chaque nouvel an, histoire de nous persuader que, si… si, notre destin est bien entre nos mains. Ah, le sentiment de culpabilité des éternels insatisfaits! Cette année, faites dans l’original, prenez une résolution que vous allez tenir. Impossible me direz-vous ? Toute bonne résolution qui se respecte participe de la faiblesse humaine et n’est par là-même qu’une chimère.  Et bien non ! La nouvelle année, qui marquera l’avènement du rat au pays de la petite reine si cher à mon cœur, sera pour tous un tournant. Vous pouvez dorénavant prendre une RRR*. Qui oserait le nier ? nous ne lisons plus (pas ?) assez. Il y en a même pour prétendre que tout fout le camp ma p’tite dame, et qu’à ce petit jeu là, c’est la culture qui a pris la pôle position. Heureusement, il y a JJJ**, le sauveur des âmes ignares, le bouteur de la mauvaise conscience, le magicien du divertissement qui enflamme notre esprit avide de sensations. Comment ? Avec « L’Histoire de France pour les Nuls », ouvrage incontournable pour les dépités de la culture générale qui ne savent plus ce qui s’est passé à Marignan (…1515 !), pour les adeptes des films d’horreur qui préfèrent laisser les scènes de torture au fruit de leur imagination plutôt qu’au petit écran (devinez quelle était la torture réservée aux régicides ?) ou pour ceux qui n’ont tout simplement pas peur d’avoir un déficit de sommeil qui frise celui de la balance commerciale américaine. Au bout du monde, loin de ma contrée natale, j’ai découvert ce pavé (750 pages quand même) d’où je puise une énergie toute nouvelle chaque soir et qui m’emporte de découverte en étonnement, de sourire en effroi, sans jamais perdre une once de mon intérêt. Je vous parlais de résolution facile à tenir? Prenez celle de lire ce résumé à taille humaine de notre beau pays et vous n’aurez aucun mal à remplir vos engagements moraux en moins de temps qu’il le faut pour le dire. Par contre, je vous déconseille de vous résoudre, en cette nouvelle année 2008, à davantage dormir pour lutter contre les rides et ridules qui craquellent chaque jour plus profondément votre épiderme. Être cultivé ou dormir, il faut choisir !






*résolution résolument réalisable ** Jean-Jospeh Julaud ]]>
Thu, 20 Dec 2007 11:53:00 +0100 http://www.chroniques-shanghaiennes.com/article-14803587.html
<![CDATA[La philosophie de l'enseignement!]]> http://www.chroniques-shanghaiennes.com/article-14427087.html Dans la liste des caractères que j'avais à apprendre hier, il y avait le verbe "enseigner". 
Motivée, je recherche le caractère dans mon Wenlin* pour le décortiquer.
Oh, qu'il est beau!!!!!!!!!!!!
Jugez un peu:


                          教

Des traits partout, pas mal de traits horizontaux (je les aime pas les traits horizontaux!) et... et...

...mais je connais tous ces composants! Alors, en haut à gauche, on a une partie du caractère "vieux" et puis, juste en dessous, l'enfant. Wenlin m'apprend que les deux ensemble forment une unité de sens qui désigne la piété filiale, le respect des anciens. Et devinez ce que désigne l'élément de droite????

Je vous le donne en mille: battre!

Morte de rire la Gwen, je ne risque pas de l'oublier celui-là. 

On a notre propre version de la chose en France: j'ai le droit de taper mon prof s'il ne me met pas une bonne note! J'ai bon?


* Au passage, je remercie mon Africain préféré de m'avoir parlé de PlecoDict un jour, la version PDA du logiciel Wenlin, qui, même si je ne l'ai jamais achetée, m'a amenée à trouver le site de Wenlin et à commander le logiciel. A tous ceux qui souhaitent apprendre à parler et écrire/ lire le chinois, je le recommande chaudement (le Wenlin, pas l'Africain!)]]>
Fri, 07 Dec 2007 10:54:00 +0100 http://www.chroniques-shanghaiennes.com/article-14427087.html
<![CDATA[Petites meurtrissures entre amis]]> http://www.chroniques-shanghaiennes.com/article-14369878.html
"Tu ne donnes pas de nouvelles!", "tu n'as pas appelé une seule fois depuis ton départ!", "comment? ça fait trois semaines que tu es à Shanghai et tu n'as rien dit?"
Ah les amis, la famille, rien de tel pour alimenter le sentiment de culpabilité.
On a beau y faire, dès qu'on part de "la mère patrie", impossible de faire décarrer ses miches du banc des accusés.
Pas plus tard qu'avant-hier soir, je parlais avec un Israélien qui me narrait sa douloureuse expérience en la matière: "je ne rentre que trois semaines par an pour les vacances, mais c'est un marathon à chaque fois pour voir tout le monde. Il y a deux ans, j'ai tenté d'organiser une énorme soirée au cours de laquelle j'ai réuni tout le monde. Résultat des courses, je n'ai pu vraiment parler avec personne. L'an dernier, j'ai simplement gardé mon retour secret pour avoir un peu de temps à moi. J'ai eu des retours incendiaires de ceux qui ont appris mon passage après coup et qui ne se remettent pas de cette "trahison"".
Voilà le triste sort des expatriés.

Quel rapport avec moi, me direz-vous, puisque je voyage fréquemment? Et bien figurez-vous que je connais ça, mais en pire, parce que je le vis dans les deux sens: autant en France qu'en Chine, où je ne passe finalement pas tant de temps que cela. Tout cela bien entendu lorsque je ne suis pas aux Etats-Unis à rendre visite là encore aux uns et aux autres et que mes amis, aussi globe-trotteurs que moi, ne m'envoient pas un email en disant "je suis en ville pendant une semaine, il faut qu'on se voie!".

Au chapitre des sujets qui fâchent, il y a aussi les vacances. Mesdames, Messieurs, tout le monde, tenez-vous le pour dit: JE N'EN AI PRESQUE JAMAIS! Lorsque d'aventure je peux m'octroyer quelques jours de répit, d'une, c'est toujours à l'improviste et c'est un effet de la bonne volonté de dame Fortune, et de deux, je ne sais JAMAIS combien de temps cela va durer et cela consiste généralement à repousser des délais lorsque c'est possible. Il m'arrive donc parfois de faire des visites, d'avoir le temps de vadrouiller, mais c'est seulement pour être encore plus débordée après et devoir mettre les bouchées doubles pour me remettre à flots dans mon travail.

Dans ces conditions, pardonnez-moi, mais ça ne changera pas, je dois penser à moi d'abord. Il arrivera qu'à certains moments je sois disponible pour garder contact fréquemment avec tous. A d'autres moments, seuls quelques privilégiés auront l'apanage de mon attention. La roue tourne, je me consacre parfois à 200 % à la traduction, parfois à 200 % au chinois, parfois à 200 % à l'établissement ou à l'entretien d'un réseau solide, parfois à 200 % en gestion de crise et parfois, j'ai 200 % besoin de ne RIEN faire et de faire le vide.

Voilà, pas la peine donc de m'en vouloir, de me faire la tête ou de rouspéter. Tout comme moi, vous n'y pourrez rien.

Une chose est sûre cependant, je pense à tous...]]>
Wed, 05 Dec 2007 05:49:00 +0100 http://www.chroniques-shanghaiennes.com/article-14369878.html
<![CDATA[San Francisco... une ville qui bouge!]]> http://www.chroniques-shanghaiennes.com/article-13472213.html San Francisco, ça se couvre et ça se découvre. Souvent. C'est donc une ville pour bipolaires en mal de racines.
San Francisco, c'est calme et ça bouge. 
La saison touristique est passée (comprenez qu'en plus du manteau, il faut prévoir l'écharpe!). Nous étions donc seules dans les rues de Telegraph Hill hier à grimper vers Coit Tower. ça, c'est pour le calme.
Et pourquoi ça bouge? Un mardi soir? Alors que c'est même pas encore Halloween?
Et bien parce qu'on s'est payé un tremblement de terre de magnitude 5,6 sur l'échelle de Richter. Heureusement que l'épicentre était plus près de San José que de San Francisco. Du coup, nous n'avons ressenti qu'une secousse secondaire. Mais ça fait quand même tout drôle.

Je vais vous laisser. J'ai un plan d'urgence à aller étudier en cas de CTI (Convulsion Tellurique Intempestive).
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Wed, 31 Oct 2007 21:03:00 +0100 http://www.chroniques-shanghaiennes.com/article-13472213.html
<![CDATA[Le règne incontesté des robots!]]> http://www.chroniques-shanghaiennes.com/article-13405911.html Nos deux héros viennent donc de ce pays lointain qu'est la Nouvelle-Zélande (où je ne suis pas encore allée fourrer mon nez d'ailleurs!!!) et ont atterri à New York, East Village.
Ils aiment jouer de la musique et chanter et ils ont dix idées débiles mais hilarantes à la minute, du genre à vous faire tomber amoureuse des personnages en moins de deux (enfin, moi, j'ai un préféré, je vous laisse deviner lequel).
Ils ont lancé la première saison de leur nouvelle série, "Flight of the Conchords", l'été dernier aux Etats-Unis. En fiction, ils forment un groupe de musique néo-zélandais soutenu par le comité de promotion culturelle de Nouvelle-Zélande aux Etats-Unis (comprenez un type dans un bureau de 6 m² avec les moyens d'un élève de CM2).
Mais voilà, les extraits que j'ai pu voir sont à se tordre de rire et les interludes musicaux valent le détour. 
Aujourd'hui, je vous présente le morceau "The Humans are dead" (que je suis capable d'écouter en boucle pendant plus d'une heure). Dans le futur lointain, en 2000 (euh, ils ont écrit la chanson y'a longtemps!), les robots règnent sur le monde, ils ont tué les humains qui les exploitaient et étaient devenus trop agressifs.

Non-anglophones, c'est le moment de vous mettre à l'anglais, ça serait bête de rater ça!

www.youtube.com/watch


Et comme vous avez aimé, un petit français en prime, pour la route! 

www.youtube.com/watch
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Mon, 29 Oct 2007 03:05:00 +0100 http://www.chroniques-shanghaiennes.com/article-13405911.html
<![CDATA[Vu à la télé]]> http://www.chroniques-shanghaiennes.com/article-13362957.html Le point positif de cette histoire, c'est qu'à Tokyo les connections Internet sont un peu plus rapides qu'en Chine, et que je vais pouvoir vous faire partager des moments inoubliables qui vont vous faire rêver!

Chapitre I : la télé chinoise

Et oui, la société de câble a coupé notre abonnement. Leurs contrats standard sont de 6 mois. J'avais insisté pour le faire changer et prendre un an d'un coup, ce qu'ils ont fait, mais ils ont dû oublier de le noter dans leur petit cahier et nous n'avons plus que la télé chinoise. 
Qu'à cela ne tienne. Bien câlées sur le canapé, le ventre bien rempli des raviolis que nous a préparés Ayi (la nouvelle Ayi, et on l'adore celle-là), Enora et moi serrons confortablement les mains autour de notre tasse de café et regardons la télé. 
Première nouvelle: nous ne comprenons rien. Mais c'est pas grave. On se refait les dialogues. Et puis, on lit et on entend du chinois. Petite note explicative et culturelle au passage: le mandarin est la langue officielle de la République populaire de Chine, mais les langues régionales ne manquent pas et le cantonais est largement majoritaire dans le sud du pays (et à Hong Kong). Le seul facteur d'union est l'écriture, qui, elle, ne change pas. Les régionalismes ne sont donc que des prononciations différentes des caractères (à l'exception de Hong Kong, qui a conservé l'écriture traditionnelle avec des milliers de traits partout tandis que la Chine continentale est passée au chinois simplifié sous Mao pour lutter contre l'illétrisme). Conclusion, les programmes télévisés, qui sont en mandarins chez nous, sont sous-titrés pour que tous puissent les comprendre. 
Nous voilà donc les yeux rivés sur l'écran, en train d'essayer de comprendre le "soap opera" qui se déroule devant nous: émeute à l'usine, histoire d'amour et rivalité entre deux hommes pour les beaux yeux d'une dame (y'en a un qu'est plus beau que l'autre, mais l'oublié de la nature lui a préparé un dîner et le lui a apporté chez elle... le choix est rude!).
On voit des caractères qu'on reconnaît, on répète des mots, Ayi est morte de rire en nous entendant et nous corrige parfois. 
Impossible de piquer les programmes sur Internet, mais on a filmé pour vous un extrait de ce magnifique programme.
Enjoy!
http://www.youtube.com/watch?v=Sh4RMfBhNBs]]>
Sat, 27 Oct 2007 05:33:00 +0200 http://www.chroniques-shanghaiennes.com/article-13362957.html