Mais qui est Gwen

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Mercredi 5 décembre 2007
La Gwen se fait tirer les oreilles de toutes parts.

"Tu ne donnes pas de nouvelles!", "tu n'as pas appelé une seule fois depuis ton départ!", "comment? ça fait trois semaines que tu es à Shanghai et tu n'as rien dit?"
Ah les amis, la famille, rien de tel pour alimenter le sentiment de culpabilité.
On a beau y faire, dès qu'on part de "la mère patrie", impossible de faire décarrer ses miches du banc des accusés.
Pas plus tard qu'avant-hier soir, je parlais avec un Israélien qui me narrait sa douloureuse expérience en la matière: "je ne rentre que trois semaines par an pour les vacances, mais c'est un marathon à chaque fois pour voir tout le monde. Il y a deux ans, j'ai tenté d'organiser une énorme soirée au cours de laquelle j'ai réuni tout le monde. Résultat des courses, je n'ai pu vraiment parler avec personne. L'an dernier, j'ai simplement gardé mon retour secret pour avoir un peu de temps à moi. J'ai eu des retours incendiaires de ceux qui ont appris mon passage après coup et qui ne se remettent pas de cette "trahison"".
Voilà le triste sort des expatriés.

Quel rapport avec moi, me direz-vous, puisque je voyage fréquemment? Et bien figurez-vous que je connais ça, mais en pire, parce que je le vis dans les deux sens: autant en France qu'en Chine, où je ne passe finalement pas tant de temps que cela. Tout cela bien entendu lorsque je ne suis pas aux Etats-Unis à rendre visite là encore aux uns et aux autres et que mes amis, aussi globe-trotteurs que moi, ne m'envoient pas un email en disant "je suis en ville pendant une semaine, il faut qu'on se voie!".

Au chapitre des sujets qui fâchent, il y a aussi les vacances. Mesdames, Messieurs, tout le monde, tenez-vous le pour dit: JE N'EN AI PRESQUE JAMAIS! Lorsque d'aventure je peux m'octroyer quelques jours de répit, d'une, c'est toujours à l'improviste et c'est un effet de la bonne volonté de dame Fortune, et de deux, je ne sais JAMAIS combien de temps cela va durer et cela consiste généralement à repousser des délais lorsque c'est possible. Il m'arrive donc parfois de faire des visites, d'avoir le temps de vadrouiller, mais c'est seulement pour être encore plus débordée après et devoir mettre les bouchées doubles pour me remettre à flots dans mon travail.

Dans ces conditions, pardonnez-moi, mais ça ne changera pas, je dois penser à moi d'abord. Il arrivera qu'à certains moments je sois disponible pour garder contact fréquemment avec tous. A d'autres moments, seuls quelques privilégiés auront l'apanage de mon attention. La roue tourne, je me consacre parfois à 200 % à la traduction, parfois à 200 % au chinois, parfois à 200 % à l'établissement ou à l'entretien d'un réseau solide, parfois à 200 % en gestion de crise et parfois, j'ai 200 % besoin de ne RIEN faire et de faire le vide.

Voilà, pas la peine donc de m'en vouloir, de me faire la tête ou de rouspéter. Tout comme moi, vous n'y pourrez rien.

Une chose est sûre cependant, je pense à tous...
par Gwen publié dans : Tranche de vie
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Mercredi 31 octobre 2007
San Francisco, ça monte et ça descend. Beaucoup. Par conséquent, ça fatigue. Forcément.
San Francisco, ça se couvre et ça se découvre. Souvent. C'est donc une ville pour bipolaires en mal de racines.
San Francisco, c'est calme et ça bouge. 
La saison touristique est passée (comprenez qu'en plus du manteau, il faut prévoir l'écharpe!). Nous étions donc seules dans les rues de Telegraph Hill hier à grimper vers Coit Tower. ça, c'est pour le calme.
Et pourquoi ça bouge? Un mardi soir? Alors que c'est même pas encore Halloween?
Et bien parce qu'on s'est payé un tremblement de terre de magnitude 5,6 sur l'échelle de Richter. Heureusement que l'épicentre était plus près de San José que de San Francisco. Du coup, nous n'avons ressenti qu'une secousse secondaire. Mais ça fait quand même tout drôle.

Je vais vous laisser. J'ai un plan d'urgence à aller étudier en cas de CTI (Convulsion Tellurique Intempestive).
par Gwen publié dans : Instantanés
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Lundi 29 octobre 2007
Vous lisez ce titre, vous savez que je passe en ce moment par Tokyo, et vous vous dites que nous avons découvert la "Robot generation 2020" au pays des sushis. Et bien non! Je vous ai bien eus. Même si j'aime le côté geek des Tokyoïtes, c'est de deux Néo-zélandais que je veux vous parler aujourd'hui.
Nos deux héros viennent donc de ce pays lointain qu'est la Nouvelle-Zélande (où je ne suis pas encore allée fourrer mon nez d'ailleurs!!!) et ont atterri à New York, East Village.
Ils aiment jouer de la musique et chanter et ils ont dix idées débiles mais hilarantes à la minute, du genre à vous faire tomber amoureuse des personnages en moins de deux (enfin, moi, j'ai un préféré, je vous laisse deviner lequel).
Ils ont lancé la première saison de leur nouvelle série, "Flight of the Conchords", l'été dernier aux Etats-Unis. En fiction, ils forment un groupe de musique néo-zélandais soutenu par le comité de promotion culturelle de Nouvelle-Zélande aux Etats-Unis (comprenez un type dans un bureau de 6 m² avec les moyens d'un élève de CM2).
Mais voilà, les extraits que j'ai pu voir sont à se tordre de rire et les interludes musicaux valent le détour. 
Aujourd'hui, je vous présente le morceau "The Humans are dead" (que je suis capable d'écouter en boucle pendant plus d'une heure). Dans le futur lointain, en 2000 (euh, ils ont écrit la chanson y'a longtemps!), les robots règnent sur le monde, ils ont tué les humains qui les exploitaient et étaient devenus trop agressifs.

Non-anglophones, c'est le moment de vous mettre à l'anglais, ça serait bête de rater ça!

www.youtube.com/watch


Et comme vous avez aimé, un petit français en prime, pour la route! 

www.youtube.com/watch
par Gwen publié dans : Instantanés
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Samedi 27 octobre 2007

Me voilà de retour en Chine!!! Après quatre mois d'absence, ça fait du bien. Enfin, je mens un peu. J'étais de retour en Chine cette semaine (arrivée le 21 octobre), mais je suis repartie presque illico pour Tokyo où je suis arrivée hier. Me voici donc maintenant en chemin vers San Francisco pour une conférence qui promet d'être déprimante et longue comme un jour sans pain (ben oui, sans pain chsuis obligée de manger le Nutella  à la petite cuiller).
Le point positif de cette histoire, c'est qu'à Tokyo les connections Internet sont un peu plus rapides qu'en Chine, et que je vais pouvoir vous faire partager des moments inoubliables qui vont vous faire rêver!

Chapitre I : la télé chinoise

Et oui, la société de câble a coupé notre abonnement. Leurs contrats standard sont de 6 mois. J'avais insisté pour le faire changer et prendre un an d'un coup, ce qu'ils ont fait, mais ils ont dû oublier de le noter dans leur petit cahier et nous n'avons plus que la télé chinoise. 
Qu'à cela ne tienne. Bien câlées sur le canapé, le ventre bien rempli des raviolis que nous a préparés Ayi (la nouvelle Ayi, et on l'adore celle-là), Enora et moi serrons confortablement les mains autour de notre tasse de café et regardons la télé. 
Première nouvelle: nous ne comprenons rien. Mais c'est pas grave. On se refait les dialogues. Et puis, on lit et on entend du chinois. Petite note explicative et culturelle au passage: le mandarin est la langue officielle de la République populaire de Chine, mais les langues régionales ne manquent pas et le cantonais est largement majoritaire dans le sud du pays (et à Hong Kong). Le seul facteur d'union est l'écriture, qui, elle, ne change pas. Les régionalismes ne sont donc que des prononciations différentes des caractères (à l'exception de Hong Kong, qui a conservé l'écriture traditionnelle avec des milliers de traits partout tandis que la Chine continentale est passée au chinois simplifié sous Mao pour lutter contre l'illétrisme). Conclusion, les programmes télévisés, qui sont en mandarins chez nous, sont sous-titrés pour que tous puissent les comprendre. 
Nous voilà donc les yeux rivés sur l'écran, en train d'essayer de comprendre le "soap opera" qui se déroule devant nous: émeute à l'usine, histoire d'amour et rivalité entre deux hommes pour les beaux yeux d'une dame (y'en a un qu'est plus beau que l'autre, mais l'oublié de la nature lui a préparé un dîner et le lui a apporté chez elle... le choix est rude!).
On voit des caractères qu'on reconnaît, on répète des mots, Ayi est morte de rire en nous entendant et nous corrige parfois. 
Impossible de piquer les programmes sur Internet, mais on a filmé pour vous un extrait de ce magnifique programme.
Enjoy!

http://www.youtube.com/watch?v=Sh4RMfBhNBs
par Gwen publié dans : Instantanés
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Mardi 25 septembre 2007
Les nuits passent et ne se ressemblent pas!
Depuis plusieurs mois, je partageais ma carrée avec Alex, l'Allemand qui croyait que "j'étais plus sa copine" chaque fois que j'étais d'humeur exécrable. À sa décharge, j'ai été insupportable plus d'une semaine durant (sur 6 mois, je pense que c'est statistiquement "non significatif" pour une fille!). À ma décharge, il n'a jamais compris que quand j'étais de mauvais poil, il fallait me ficher la paix et non pas me demander toutes les 40 secondes si j'allais bien ("ben non mon con!"), s'il avait fait quelque chose de mal ou me raconter sa dernière virée dans un café du Marais (j'ai égoïstement tendance à m'en foutre royalement moi dans ces moments là!). Bref, depuis plusieurs mois disais-je, le sieur Alex avait accompagné la plupart des mes journées et de mes nuits (optimisation des chambrées oblige).
Et bien c'est fini! 
Alex est reparti ce matin pour son Allemagne natale.
Mais comme on dit, un de perdu... 
Je vous présente donc mon nouveau binôme piaulistique: Jim. Et bien oui, contre toute attente, Jim a pris l'avion et a quitté sa belle New York pour venir passer un mois sur notre Vieux continent.
Et voilà comment, pour les mêmes raisons d'optimisation des pageots, et aussi parce que ma soeurette a préféré se la jouer perso et garder sa chambre pour elle toute seule, je me retrouve à partager ces prochaines semaines avec Jimbo les biscotos (rapport à ce qu'il s'arrête souvent de travailler sans prévenir pour faire des séries de pompes au milieu de la chambre!).
Jimbo-Pompe.JPG
Jim a déclaré hier que je ne connaissais pas ma chance de l'avoir comme compagnon de chambrée, que toutes les femmes du monde rêvaient secrètement d'être à ma place et que je devrais plutôt le crier sur les toits que d'en rire. Et bien c'est chose faite, la chose est publique. L'auberge espagnole, c'est un état qui dure, qui dure!...
par Gwen publié dans : Tranche de vie
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Vendredi 14 septembre 2007

Devant les remarques peu glorifiantes que m'a apportées mon précédent article, une remise en question a été nécessaire.

C'est ainsi qu'après une nuit d'insomnie (trois heures de repos, c'est pas bien lourd) je m'en vais vous livrer la clé de lecture d'Un soir de septembre. Enora, qui connaît le contexte et à qui j'ai lu l'article, était morte de rire ce matin (mais elle non plus elle n'a pas beaucoup dormi ces derniers temps!). J'espère que l'effet ne sera pas perdu pour ceux qui ont déjà abordé le texte (façon de parler) sans succès.

Contexte: Gwen part courir au Bois de Vincennes toute seule, le soir*.
Les passages entre crochets sont des pensées personnelles (la course, c'est propice à tout ça).

Cric...............Cric...............Cric...............Cric...............Cric............... (bruit des baskets sur la route à gravillons et le chemin de terre autour du Lac - l'espacement des crics suggère un rythme de marche/course).

Cric..........Cric..........Cric..........Cric..........Cric..........Cric..........Cric (marche un peu plus rapide)

Vrouuuum vrouuum vrouuuum (passage au dessus du périph)

Parties grisées: les autres! lorsque la typo grandit pour se rétrécir derrière, c'est que des coureurs me dépassent (bizarrement, ça arrive souvent), j'entends donc des bribes de conversation et ça fait surréaliste.

hhhhhhhh (inspiration)
houuuuuuuuuuu (expiration)
haaaaaaaaaaaan (expiration difficile)


Bon ben maintenant, avec tout ça, ça devrait être plus clair. Il faut dire que c'est un film mental que je me faisais, et essayez de retranscrire ça sans support visuel vous? Mais en même temps j'avais quand même envie d'essayer. La prochaine fois je filmerai!

* il fait bien noir sur la fin, d'où le fait que je me suis pris un arbe de face! Mais il est sorti de nulle part aussi il faut dire!




par Gwen publié dans : Instantanés
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