Mais qui est Gwen

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Vendredi 9 février 2007

Une fois n'est pas coutume, article réservé à un public bilingue. Français/anglais, je vous rassure, pas encore de prose en chinois sur mon blog! Je voulais juste partager avec vous certaines des perles des petites annonces perso trouvées dans le Enjoyclassifieds.com du 5 février, journal de petites annonces hebdomadaire.

 Avant de passer aux annonces personnelles, la Palme de l'originalité (y'en a qui doutent de rien!) :

 "Midget Wanted

 We seek good natured midget for party Sat 3rd Feb. Don't worry, we're not going to set you on fire or anything, but you will be required to to wear a sombrero and you might get kicked a bit. [...]"

 

 

  French, a caricature?

 Un Français, c'est comment ? Alors, si l'on en juge par la réputation du mâle tricolore hors des frontières de l'Hexagone, d'abord, c'est un romantique qui saura jouer sur la corde sensible. Ensuite, c'est le partenaire rêvé de toute la gent féminine dans les ébats intimes. Enfin, pour faire court, il a un peu de cette fierté toute latine (et cocorico!). Et bien figurez-vous qu'en plus, le Français expatrié entretient sa réputation avec grand soin. La preuve:

 "To tell the truth

 There's a million things that we could do this evening, but to tell you the truth, what I've got in mind, is making love to you... Easy-going Frenchman, 34, looking for similar-minded local girl for casual relationship. I love to please a woman and I am good at it. Note that I am not single and I cannot host. [...]"

 Bon, d'accord, côté romantique, c'est pas tout à fait ça. Mais quand même, y'a le côté "je suis totalement honnête alors tu peux pas m'en vouloir!". J'adore le "and I am good at it"! Ah ces Français!

 

 

  Je ne pouvais pas terminer sans une petite mise en parallèle avec nos amis d'outre-Rhin. Chez nos voisins, c'est la précision qui prime, avec un grand sens du tout naturel et du sérieux (comment ça? qui c'est qui a dit "boring"?). Ah oui, et puis, l'Allemagne, c'est quand même le berceau de tous ces philosophes torturés des boyaux de la tête qui ont écrit plein de trucs que j'ai jamais vraiment compris! Et bien...

 "Wild green eye hunting for you

 Hi. I am looking for Miss Right! She will hopefully [c'est quoi ce hopefully?!?] be outgoing; educated; sociable; loyal; loving; unselfish. Also hopefully [et puis il insiste en plus] willing to be a whole family together with kids! I'm looking for someone similar to me in lifestyle; outlook; attitude! I'm from Germany but lived in Shanghai and Asia for quite some time. I like travelling; good conversation; socializing; learning about life and why we are here [et voilà, encore un qui se prend la tête!]! I'm 28; 182 cm and 77kg [il manque ta pointure mec!]- tall and slim [pas du tout redondant avec ce qui précède!] with a nice face. I'm looking for a girl who is also relatively tall and slim, and who likes activities [define activities!] and working out! Fitness is a big part of me life (going to gym; running, etc.)."

 

 Ouais, ben dans le classement de ce billet: France 1 - Germany 0. Au moins, le côté immoral du Frenchie, il est distrayant!

 

 

 

 Et sinon, la version chinoise de la petite annonce perso, à la section femmes cherchant homme:

 "Sucessful man!

 Any successful western man there? Let's chat online first"

 Et là, j'ai pas coupé l'annonce. Combien vous pariez que la question 1 sur MSN c'est "Combien tu gagnes?" et la question 2 "Tu joues au golf?"? Après tout, le reste est bien accessoire.

 

par Gwen publié dans : Instantanés
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Mercredi 7 février 2007

14 janvier – Le lendemain de mon arrivée, je débute courageusement ma journée à 13 heures 30, les neurones en compote. Allan, l’Écossais, est là ce « matin » et nous décidons d’aller bruncher chez Cotton, dans une belle demeure coloniale cernée d’un très agréable jardin et, surtout, équipée d’une cheminée en fonctionnement dans chaque pièce. Sans surprise, nous prenons l’option « cheminée, de préférence à côté d’un radiateur ». Le brunch est bon, le café ne l’est pas, mais ça fait du bien. En fin d’après-midi, je file dare-dare chez Vincent et Daphné, dans le quartier du temple Jing An. Tous les deux doivent repartir en France pour trois mois et je dois leur rendre visite pour sous-louer leur appartement durant leur absence. Je connais déjà l’appart, j’y suis venue un soir en août 2006. Mais ce jour là, après avoir passé le pas de la porte, mon visage s’affuble d’un sourire béat. J’adore cet endroit. C’est un duplex très clair et lumineux avec un espace de travail entièrement équipé au rez-de-chaussée et un salon et une chambre au premier étage. Le mobilier provient quasi exclusivement de chez Ikea, la déco est chaleureuse et la vue très agréable. En plus, même sans chauffage, l’endroit ne rivalise pas avec un igloo comme dans la plupart des résidences. C’est au 11ème étage avec de grandes baies vitrées plein sud (ça aide pour la chaleur !). Affaire conclue donc. J’emménagerai le 27 janvier, date de mon anniversaire !

C’est bien beau tout ça, mais en attendant, que faire ?

Mes pensées vont directement vers Décathlon lorsque je me réveille le lendemain. Si je ne trouve pas une solution dans la journée pour mon hébergement, je vais me retrouver à la rue pour deux semaines. Il faut peut-être que je prévoie la tente Quechua 2 secondes! Mais non! Delphine m’annonce que je peux rester chez elle, pas de problème, et que c'est mieux si je viens le jour-même. Le coup de fil salvateur me redonne le sourire et j’arrive donc chez Delph et Eric ce lundi. Le lendemain, conférence passionnante sur la crise écologique en Chine. Je prends des notes sur mon petit ordinateur, ce qui me vaut de ramasser une flopée de cartes de visite à la fin de la conférence. Dans un rayon de 4 personnes autour de moi, les clics de mon pianotage ont nettement fait chuter la motivation à prendre des notes manuscrites des autres membres de l’auditoire. Note pour plus tard : retenter le coup pour se faire des relations, ça peut servir ! Avec un grand sourire, j’accepte bien entendu de récolter ces adresses email et d’envoyer mes notes une fois reprises.

Les deux semaines chez Eric et Delphine passent vite. Enfin, les journées passent vite au début surtout parce que je me lève immanquablement à midi (j’ai pris la sale habitude de lire jusqu’à 5 ou 6 heures du matin) et parce que la connexion Internet est encore tellement lente qu’il me faut le temps d’un petit déjeuner pour télécharger les emails du matin !

Puis vient le grand jour de mon emménagement chez moi. Abstraction faite des deux semaines que j’ai passées dans « mon » appartement à New York au mois de juillet, je n’ai pas eu de chez moi depuis fin juin. Même si ce n’est encore que provisoire, ça fait du bien ! Cet après-midi là, Tao vient me rendre visite, je profite donc de l’avoir sous la main pour lui demander de commander des bombonnes d’eau. L’eau du robinet n’est pas potable ici, les appartements sont donc équipés de fontaines à eau que viennent réapprovisionner des hommes en bleu de travail qui trimballent un nombre incalculable de bombonnes sur de vieux vélos rouillés équipés de paniers de fers latéraux ou d’une remorque. La bombonne que j’ai à l’appartement est bientôt vide. Pour éviter de me retrouver à sec, je demande à Tao de commander deux bombonnes, ce qui me permettra d’en avoir toujours une d’avance pour le cas où la première se tarirait un jour où je n’ai personne pour appeler le service de réapprovisionnement. Ma logique semble lui échapper, mais il accepte de demander deux bombonnes et m’annonce qu’elles arriveront entre 17h et 18h. Parfait ! Sauf que, lorsque je rentre à 16h30 à la maison, les deux nouvelles bombonnes m’attendent gentiment devant la porte de l’appartement. Mon grand sens moral ne peut s’empêcher d’être mal à l’aise de ne pas avoir payé pour toute cette eau. Je me dis que le petit livreur en bleu de travail repassera certainement demander son dû le lendemain. Mais non. Personne ne passe le lendemain, ni le lundi, ni le mardi matin. Le mardi après-midi, l’Ayi vient faire un brin de ménage pendant deux heures à l’appartement. J’essaie tant bien que mal de lui expliquer que je voudrais payer mon eau. Je lui montre les bouteilles, puis l’argent et je lui dis : « je veux payer ». Après quoi je lui montre le téléphone et lui demande si elle peut appeler l’eau. Elle appelle et me voilà soulagée. Mais je me suis réjouie un peu vite tout de même. Un petit homme un peu crasseux se pointe trente minutes plus tard… avec deux bombonnes de plus ! Et là, ça se corse. Tout ce que j’arrive à dire, c’est « je veux payer » et « je ne veux pas de ça » en montrant les deux bouteilles qui pendent au bout de crochets. Mais rapidement nous nous retrouvons dans l’impasse. Pendant que l’Ayi et le livreur s’entretiennent de je ne sais pas quoi, j’appelle donc Tao à la rescousse pour qu’il explique à l’Ayi que je n’ai pas payé les bombonnes arrivées samedi et que je veux simplement les régler et non pas en commander d’autres. Ouf, elle a compris. Elle va donc pouvoir parlementer avec le livreur et lui expliquer la situation. Mais là encore, obstacle ! Je donne l’argent au livreur qui regarde les billets dans ses mains d’un regard qui frise le bovin et une marque d’incompréhension patente sur son visage. Le ton monte entre l’Ayi et lui. Enfin, moi j’ai l’impression qu’il monte, mais c’est sans doute juste parce que le livreur ne comprend pas et que l’Ayi insiste. Finalement, au bout de 10 minutes, je vois l’Ayi faire un geste du bras et renvoyer le livreur avec mes sous. Elle se tourne ensuite vers moi et m’explique qu’il ne comprend rien et que tant pis, il va laisser les deux autres bombonnes ici. Ah bah bravo ! Me voici avec 4 bombonnes de 20 litres chacune, dont deux que je n’ai encore pas payé ! Tant pis. Moi aussi j’arrête de me poser des questions et je garde mes 80 litres de flotte.

par Gwen publié dans : Tranche de vie
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Mardi 6 février 2007

Deux nuits au sommeil fortement perturbé par... mais par quoi au fait ? La réponse m'échappait jusqu'à ce matin, jusqu'à ce que je revienne sur certains signes de ces derniers jours : beau temps, balades en T-shirt, contacts sociaux plus nombreux que d'habitude, donc sorties, donc plus forte exposition aux crachats (on a du mal à s'y faire à ceux-là, enfin, surtout au raclement de gorge profond qui les précède!). Et ça ne manque pas : chaud et froid en même temps, c'est pas bon signe ça non?

Rendons-nous à l'évidence, je suis malade! Premier réflexe : maudire le monde entier pendant 20 minutes, le temps de rassembler assez d'énergie pour ouvrir le placard et étudier le contenu de ma trousse de pharmacie. Kit de survie à l'intoxication alimentaire, c'est pas ça, collutoire contre les maux de gorge, on s'approche, cotons-tiges... quoi? C'est tout ce que j'ai apporté pour m'assurer des convalescences fructueuses en Chine? Bon, ben pas grave. Je vais affronter le monde extérieur et ses miasmes et virus pour acheter du thé. Ils ont bien un remède à base de plantes pour la toux sèche qui transforme mes voies respiratoires en désert de sable. Défi du jour: faire comprendre que j'ai mal quelque part, tousser un coup pour que l'employée du magasin compenne ce qui se passe et indiquer que je cherche du thé pour ce que j'ai. Là, c'est plus compliqué. Certes, on m'indique le rayon du thé, mais sans autre forme de détail. Mon ingéniosité de linguiste me pousse à brillamment choisir la voie du "celui-ci, ou celui-là, ou celui-là, ou celui-là, ou celui-là" en pointant chaque fois au hasard et en scrutant le regard de mon interlocutrice. Soudain, victoire, son visage s'éclaire et elle pointe vers des petits sachets. Je me confonds en remerciements et je rentre chez moi en observant mon achat. D'après ce que je peux voir, les petits sachets en question, des mini-zip-locks, continennent des zests d'orange séchés, ce qui semble être du sucre, des baies rouges non identifiées et des chrysanthèmes. Le reste, mystère. Mais tant pis, si ça ne marche pas pour ce que j'ai, j'aurai simplement bu une infusion, ça ne peut pas me faire de mal.

par Gwen publié dans : Instantanés
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Lundi 5 février 2007

Tout juste rentrée d'une soirée networking organisée par la CCI de France en Chine et son homologue italienne + divers sponsors.

Après avoir profité de la terrasse du resto "maison rouge" (sans manteau! il fait super bon à Shanghai en ce moment) pour papoter autour d'un verre, nous sommes trois à aller au resto du Dongbei à côté pour dîner. Pourquoi cet événement mérite-t-il d'être sur mon blog? C'est qu'il marque mes premiers raviolis vapeur multicolores! Tout de suite, je pense aux fantômes de PacMan. Il y en a des roses, des verts, des marrons, des oranges, etc. Ma remarque débile me vaut un "mais bien sûr, et la marmotte, elle met le papier d'alu...". Heureusement, mes deux compagnons dans cette virée au Dongbei sont aussi débiles que moi (voire plus???). J'ai donc droit à la blague du bonhomme de neige:

"C'est un bonhomme de neige qui dit à l'autre: tu trouves pas que ça sent la carotte?"

Voilà! Essayez-la plusieurs fois. En comique de répétition, je vous assure, elle marche vachement mieux.

Bon, excusez ce billet un peu creux, mais j'ai du mal à être créative à 23h35 quand je me suis levée avant 6h du matin.

Les photos des raviolis viendront dès que je les aurai trouvées sur Internet ou que j'aurai acheté un appareil!

par Gwen publié dans : Instantanés
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Lundi 5 février 2007

Mission accomplie! Deuxième leçon de chinois passée et j'ai réussi à garder mon prof de chinois malgré mes baillements incessants et les valises sous les yeux (et oui, se lever à 5h20 du mat' ça me réussit pas super bien). A deux reprises il m'a regardée avec des yeux ronds et m'a dit d'une voix très grave "mais il faut dormir!". Qu'à cela ne tienne, puisque fatiguée j'étais, ma fatigue il allait utiliser pour me faire progresser en chinois!

"Aujourd'hui, combien de tasses de café as-tu bues?"

"aujourd'hui [pause de 15 secondes], j'ai bu [pause de 20 secondes] cinq [pause de 30 secondes: putain c'est quoi déjà le classificatif des verres, tasses etc??] tasses de café."

Yeux ronds!

"Oh! bu hao! bu hao!" (c'est pas bien).

Où est notre culture occidentale qui élève à l'Olympe quiconque peut se targuer d'avoir descendu 10 expressos dans la journée et de ne dormir que 3 heures par nuit?

Fatigue ou blocage de l'esprit, je butte sur un caractère que je ne reconnais pas.

"Mais si, mais si, vous les Français, vous dites tout le temps ça".

Ah bon? Un truc qu'on dit tout le temps en France? Je vous emmerde, peut-être ? Non, ça doit pas être ça. On n'apprend sans doute pas ça avant la leçon 11 du bouquin et j'en suis qu'à la sept. Non, franchement, je vois pas.

"Mais si, mais si, c'est vrai! Vous les Français, en France, vous dites tout le temps ça!".

Ah ben oui, tout de suite c'est évident! Si c'est "nous les Français en France" qu'on dit ça, je vais trouver tout de suite! Forcément, c'est plus clair!!!!!!!!

Je me résigne "zhe ge wo bu zhi dao" (celui-là, je le connais pas)

"Mais enfin! C'est "aimer"!!!" Vous, les Français vous dites toujours "je t'aime"!"

Ah bon? Il était où en France lui? Moi je trouve que côté "je t'aime" on est plutôt économe de notre salive en France. Rien à voir avec les "love you" lancés à tout va sur l'autre rive de l'Atlantique. Mais je ne vais pas contredire un si précieux instructeur !

Quand même, quelque part, c'est rassurant de voir que ce qui reste aux étrangers, c'est plutôt le côté "France, le pays de l'amour" que tous les "je t'emmerde" et notre hostilité notoire envers tous ceux qui ne causent pas français.

Aujourd'hui donc, je voulais dire à tous ces étrangers qui nous valent cette belle réputation: "Je vous aime!"

 

 

 

par Gwen publié dans : C'est du chinois
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Vendredi 2 février 2007

Aujourd'hui : la mode à Shanghai !

Ceux qui me connaissent se demanderont pourquoi j'écris un billet sur la mode alors que je peine généralement à me fagoter autrement que d'un pantalon de yoga et d'un débardeur. Qu'ils soient rassurés, loin de moi l'idée de jouer les Viviane Blassel des défilés shanghaiens. Par curiosité, je suis simplement allée zieuter un peu du côté de Make & Cut, un magazine photo en ligne (www.mcc.net.cn). La première remarque, c'est que la jeune fille chinoise digne d'être photographiée a immanquablement les genoux et les pieds en dedans.

Bon, côté mode, puisque c'est une tenue d'hiver, c'est pas très instructif, mais allez voir sur le site et vous trouverez des tenues d'été assez marrantes.

Apparemment, pour faire sexy, il faut serrer les genoux ou les doigts de pieds et jouer les petites filles vulnérables!

Eh bien j'suis mal barrée moi!

par Gwen publié dans : Instantanés
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