NOTE : il manque des photos. Serveur trop lent!
Les jours de vacances à Shanghai se suivent, mais ne se ressemblent pas ! Hier, Enora et moi errions tranquillement dans les rues de la Concession française, aux alentours de l’appartement. Après un arrêt chez le coiffeur pour qu’Enora découvre les shampooings « assis devant le miroir sans se casser la nuque dans un bac »...

...nous sommes allées nous faire faire des cartes de visite, outil indispensable pour s’intégrer dans la masse « tendance » de Shanghai.
Après cette rude épreuve (non pas si rude, mais bien longue !), nous nous sommes remises en route. Nous avons ainsi croisé un marché couvert (pas de photo, il aurait fallu s’approcher de l’entrée et l’odeur nous en a dissuadées) autour duquel trônent des charrettes (Enora a pris des photos d’un camion de poulets et coqs à moitié cannés, brrrr, mais j’ai pas la photo, et elle dort Enora !).
Dans les écoles, les élèves répétaient une marche militaire (no comment) sous le sifflet bienveillant de leur maître de musique.

Nous avons ensuite mangé une petite salade chez Cotton, absolument désert à cette heure (16h un lundi), avant d’aller faire des emplettes à Xujiahui, à deux kilomètres de l’appartement.

Certes, la population à Xujiahui était plus dense que les trois pelés que nous avions croisés dans la journée, mais rien ne nous laissait entrevoir notre sort du mardi…

Aujourd’hui, c’était une autre histoire. Le beau temps aidant, nous avons décidé d’aller nous balader du côté de la Place du peuple. Mais là, nous avons remarqué que l’idée avait traversé d’autres esprits !

Cette semaine est fériée en Chine. Conclusion, les Shanghaiens ont déserté, mais le reste du pays s’est donné rendez-vous à Shanghai, et apparemment Place du Peuple (et non pas sur les marches de la place des grands hommes !). Impressionnant, non ? C’est là que l’on prend toute la mesure du mot « foule » et que l’on compatit avec les agoraphobes. Pas besoin de préciser que nous n’avons pas traversé cette cohue de têtes brunes (aucun intérêt ! En plus, y’a rien à voir là, ce ne sont que des magasins !).
Nous avons donc décidé, puisque nous étions dans le coin, d’aller du côté du Bund, qui marquait, il fut un temps, la frontière Est de Shanghai, avant que le quartier de Pudong ne s’urbanise. Sur le chemin, il nous a suffi de nous éloigner d’un bloc de la Place du Peuple pour que les fils électriques et les chantiers redeviennent plus nombreux que les Chinois alentours.

Ah bah oui, mais voilà que les cousins des touristes de la Place du Peuple étaient quant à eux sur la promenade du Bund !
Nous avons donc pris les photos de rigueur et puis nous avons dû nous frayer un chemin, façon spéléologues (heureusement que nous dépassions la moyenne d’une tête, c’était plus facile pour se repérer), pour atteindre le parc du Bund.
Là, nous avons trouvé…
des sculptures moches (heureusement qu’il y a Enora devant, sinon, aucun intérêt !)

des cafés avec des brumisateurs dans le sol (mais pas de clients !)

des vendeurs de choses malodorantes et pas du tout appétissantes mais qui étaient dans les mains de tous

puis, enfin, le calme !
Après toutes ces émotions, nous avons acheté de quoi nous faire un bon dîner (là encore, j’ai pas la photo, c’est Enora qui l’a faite) et nous avons passé une soirée tranquille à la maison…