上海
Chroniques Shanghaiennes
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Le pourquoi du
comment
J'aurais pu intituler l'article "un matin d'pluie", c'était pareil. Rentrée depuis une semaine en région parisienne, je comprends maintenant pourquoi les Français ne parlent que du temps qu'il fait depuis un mois. Il y a de quoi faire une fixette! Il fait froid, il pleut tout le temps, le vent fait tomber les fleurs des arbres et on se retrouve avec une purée verte sous les semelles. Génial!
Ne voulant pas nous laisser abattre (même si c'est quand même déprimant les dimanches à Paris, tout est fermé et tout est désert!), nous sommes sortis ce matin acheter notre déjeuner chez un traiteur sur le boulevard trucmuche pas loin de l'appartement d'Enora. Sauf que, en route, ma belle claquette gauche achetée en Indonésie m'a lâchée! Je l'avais pourtant si bien réparée en y plantant 6 agrafes (cf. article "De Brooklyn aux Champs Elysées". Et bien je dois pas être très forte en bricolage, ma pompe a rendu l'âme et j'ai marché pendant un quart d'heure (ben oui j'allais pas très vie du coup) avec une chaussure rattachée à mon pied uniquement par un anneau trop large autour du gros orteil. Au moins les trois ou quatre intrépides qui avaient tenté une sortie sous la pluie ont-ils vu leur matinée égayée par la vision d'une imbécile clopinant et morte de rire.
Voilà, comme j'aimais bien ces sandales, j'ai tenu à leur rendre hommage par ce billet tout à fait inintéressant par ailleurs!

Bon dimanche à tous et couvrez-vous bien!
Vous ne savez pas où me trouver? Mes déplacements vous font tourner la tête? J'ai pensé à vous!
Vous me trouverez désormais localisée en direct live (enfin presque) sur Google maps. Pour savoir où j'ai installé le camp, rien de plus simple, il n'y a qu'à cliquer sur le lien "Ze Gwen locator" en bas à droite. En bonus, vous aurez même l'exclu sur ma prochaine destination. C'est-y pas merveilleux la technologie! Vive Google, vive l'informatique, et vive moi aussi!
Enora s’y est mise. Elle la pro du e-marketing a lancé son blog en rentrant de ses 15 jours de vacances à Shanghai (vacances qui auront changé sa vie, vous verrez).
J’ai tardé à écrire un billet sur son blog, mais je voudrais rattraper ce retard et vous inviter à cliquer sur le lien en bas à droite pour aller lire ses « posts » (elle appelle pas ça des « billets », elle, c’est une pro, elle jargonise à fond).
Histoires quotidiennes, courts récits sur la Chine, remarques insolites, tout y est. Un régal à lire quand on a cinq minutes à tuer, ou pour se changer les idées.
Ayé, New York c’est fini, me voici de retour au pays des fromages qui puent (ouaiiiiiiiiiiis !). En attendant, passage obligé, j’ai profité d’une petite journée pour user mes semelles dans la ville et sur le pont de Brooklyn. 
Toute la journée a été passée avec d’élégantes (je défie quiconque de dire le contraire !) lunettes de repos sur le nez, pour cause de surmenage
(traduction en intensif jusqu’à 6h du matin et reprise des festivités à 7h30, non mais c’est pas une vie ça).
Puis dîner improvisé chez Paul et Andrea avec Jim, les parents de Paul et Jim (qui, sachant que j’habitais désormais en Chine, ne s’attendaient franchement pas à me revoir à NY à l’occasion de leur passage d’une semaine et m’ont invitée à venir quand-je-veux leur rendre visite en Oklahoma) et les filles de Jim (bien contente de les avoir revues – mais c’est une peu fatiguant les enfants, non ?). Là j’ai pas de photos, Alex n’était pas avec moi, donc pas d’appareil photo dans la poche.
Plus tard dans la semaine, autre dîner improvisé chez Arte Cafe (73e et Columbus) avec Isa et Bennett (+ Ludy, qui nous a rejoints pour boire un plusieurs verres, déprimée d’avoir commencé un job de Directeur Marketing International chez L’Oréal deux jours auparavant), nous avons tous pris un verre (un autre – vive la France, vive le vin !) à l’appart’, à discuter de la déco et à tenter de convaincre Ludy que prendre un poste de salariée après avoir été consultante pendant cinq ans, c’était pas la fin de sa vie (on n’a pas réussi, elle est repartie en titubant !).
Brochette de fifilles, avec Isa (milieu) et Ludy (droite).
Le dernier soir de notre séjour, Alex est allé (SEUL !) voir une comédie musicale (même de sous la menace ou contre mon poids en fromage qui pue, on ne me traînera pas à une comédie musicale) au Studio 54.
Qu’est-ce qu’il m’a fait ch* avec toutes ses histoires sur Studio 54 : « tu te rends compte, avant, c’était… bla bla bla bla ». Je me souviens pas de l’historique de la chose, j’écoutais pas, je concentrais mon attention sur la bouilloire pour que le café soit prêt plus rapidement.

Bref, pendant que monsieur suivait les claquettes et les hurlements d’une bande d’excités sur scène (j’aime vraiment pas les comédies musicales), moi je m’affairais à agrafer mes Tongues achetées pour quelques euros en Indonésie. Ben oui, acheter des pompes, j’aime vraiment pas ça alors je recycle.
Et le lendemain, après un coup de panique lorsqu’on a découvert qu’on décollait à 17h30 et non à 19h30, départ pour Amsterdam puis correspondance pour Paris. Arrivés claqués à Montmorency, sieste, réveil-panique pour filer au Champ de Mars au pique-nique « beurrez les tartine de vos voisins » organisé par l’association des anciens élèves de l’ISIT (bon, en fait on était 7, mais c’était sympa).
Et mercredi, ça y est, resto à Paname, près des Champs, avec Enora et Alex, devenu encore plus fashion victim (mais frustré de voir qu’il est pas le seul et que les gens sont « quand même vachement bien mieux habillés ici qu’à New York »).

Moto, cafés, bistros et restos… Paris l’été s’est vidé, et il est tout à nous !
Avant de disparaître à nouveau pour cause de « j’ai-plein-de-travail-et-je-m’y-mets-à-la-dernière-minute-parce-que-je-le-vaux-bien-et-que-je-suis-suicidaire », me voici sur le blog simplement pour vous dire que vous ne m’y verrez plus jusqu’à… ben, jusqu’à mon retour en France la semaine prochaine.
Après une petite semaine aux Hamptons (mer, soleil, maison dans la forêt, Bambis partout),...



... nous voici de retour à Manhattan, avec de vraies histoires de grande ville à raconter.
À notre arrivée chez Trump vendredi à 10h30PM (quoi, déjà ? Oui, mais j’avance un peu.), nous nous pointons la bouche en cœur et des bagages sur chaque épaule devant le concierge pour accéder à l’appartement que nous avons loué pour la semaine. Le cerbère nous observe, se méfie derrière son sourire, me demande mes papiers, pianote sur son clavier et relève la tête pour nous sortir d’un ton sec : « Vous n’avez pas d’autorisation pour accéder à cet appartement ». Silence, incompréhension et clignements d’yeux. Tchtouik, tchouik. Qu’est-ce qu’il dit le monsieur ?
Pour que tous puissent appréhender la situation dans son ensemble, quelques précisions sont nécessaires. À « Trump Place », la sécurité a les clés de tous les appartements et il est possible de laisser entrer n’importe qui chez soi en signant simplement un papier avec le nom de la personne en question et les dates d’autorisation.
Francis, dont nous louons l’appartement pour la semaine, nous avait donc indiqué qu’il laisserait un jeu de clés sur la table à manger chez lui. Oui, mais encore fallait-il arriver jusqu’à la table à manger, et là, le cerbère de l’immeuble ne se montrait pas très coopératif.
Pour déjouer les velléités d’obstruction de notre serviteur peu serviable, nous avons mobilisé les derniers neurones encore actifs qu’il nous restait à cette heure pour trouver une solution autre que celle de coucher sur un banc dans Central Park ou sous le pont de Brooklyn. Heureusement, là ou Gwen passe, la chance est de la partie. Isabelle (amie de longue date qui m’a mise en contact avec Francis) habite dans le même immeuble, au même étage que Francis. Elle m’a laissé l’accès à son appartement aussi et passe le week-end aux Hamptons. Plutôt que de parlementer avec le concierge (je ne sais pas si vous avez déjà essayé, mais c’est un des points sur lesquels les Américains et les Chinois se retrouvent : inflexibilité totale !), nous décidons donc souverainement de passer la nuit chez Isa et Bennett (et hop, une lessive de draps à faire en plus et on ne peut même pas déballer nos affaires, mais au moins nous dormons au frais !).
Bien sûr, j’essaie d’appeler Francis, je lui laisse un message et je lui envoie un email, mais le lendemain, lorsque nous descendons royalement à 11h du matin pour aller chez Starbucks prendre le petit déjeuner (il y a des habitudes qui ne se perdent pas), le concierge version « jour » nous informe (de façon bien plus plaisante que son homologue de nuit) que non, Francis n’a pas appelé pour nous laisser rentrer. Un « Grande, no whip Mocha », un « Regular Coffee » et un tour chez Barnes & Nobles plus tard, nous rentrons pour trouver un pauvre concierge tout penaud qui vient de se faire passer un savon par un Francis très, très, très en colère. Trump Place a oublié de nous rentrer dans leur système, c’est de là que venait l’erreur.

Les méchants, ce sont eux...
Après moult excuses, notre nouvel ami nous indique que oui, bien sûr nous allons avoir accès immédiatement à l’appartement 1805 et que, oh, a-t-il déjà dit combien il était désolé ?
Enfin, à 14h30, nous voici chez nous (pas mal non ?).
"Le salon et la fameuse table sur laquelle reposaient les précieuses clés."
La vue (la il faut dire ouah!)
Tentative de travail!


18h, après installation, le déjeuner et quelques courses, nous voici prêts à travailler. 20h30, petite sortie sur Riverside Park pour profiter un peu du coucher de soleil.

21h30 : lessive terminée chez Isa, le lit a été refait avec des draps propres. Il devient franchement tard pour se mettre à travailler (pourquoi ai-je l’impression d’avoir perdu une journée ?).
23h50 : et voilà, je viens de terminer ce billet, et je n’ai rien fait. La situation est critique. Ça va encore stresser dans la chaumière et après je vais encore avoir besoin de vacances parce que je friserai les bornes des limites ! On fait un métier difficile !
Sur ce, juste pour info, Francis est tout le temps parti, ce qui signifie que son appartement est tout le temps libre… et bien devinez qui lui a demandé de l’informer de ses dates de voyage au cas où elle aurait envie de passer par la Grande Pomme ????
Et maintenant… sous-marin ! Je disparais. À bientôt, pour de nouvelles aventures !