Mais qui est Gwen

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Jeudi 13 septembre 2007

 « Tschüüüss ! »
Blam !

 

[Il est plus tard qu’hier ou pas là ? C’est pas ma journée aujourd’hui, j’vais sûrement pas être en méga forme]
Cric...............Cric...............Cric...............Cric...............Cric............... [ayé, va falloir s’y mettre]
 Cric..........Cric..........Cric..........Cric..........Cric..........Cric..........Cric..........
 Vrouuuum vrouuum vrouuuum [périph, signal départ]
 Cric.......Cric.......Cric.......Cric.......Cric.......Cric.......
 hhhhhhhh…….. houuuuuuuuuuu
 hhhhhhhh…….. houuuuuuuuuuu
 hhhhhhhh…….. houuuuuuuuuuu
[…]
« Ouais, tu vois, c’est un peu de la macroéco et tout
-         Mais t’en as pour longtemps là ?
-         Ben non, trois ans à peu près, c’est une mission moyen terme "
[il est fou celui-là ! Trois ans, c’est tout une vie !]
Cric…cric(cling)…cric…cric(cling)…cric…cric(cling)…cric…cric(cling)…cric…hhhhhhhh…….. haaaaaaaaaaaan
[lui, il a personne à la maison pour lui ouvrir la porte quand il rentrera... c'est chiant de courir avec les clés qui font gling gling tout le temps quand même]

hhhhhhhhhhhhh…….. haaaaaaaaaaaaaaaan

hhhhhhhh…….. haaaaaaaaaaaan

Cric…cric…cric « Bonsoir ! »

hhhhhhhh…….. « haaan’soir ! »

[je confirme, c’est pas ce soir que je bats le record du monde de marathon]

hhhhhhhhhhhhh…….. houuuuuuuuuuuuuuu

hhhhhhhhhhhhh…….. houuuuuuuuuuuuuuu

Bloum……. bloum……. bloum……. [le petit pont de bois : la moitié d’un tour !]

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

[làààà, ça va mieux ! Allez, deuxième tour. Il fait noir quand même, non ? Bah]

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

но, что можно слушить ?

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

[qu'est-ce qu'il y a comme Russes dans le coin!]

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

[faut que je parle de ça dans mon blog. La nuit autour du Lac Daumesnil. Les coureurs, les couples sur les bancs, les rendez-vous...]

« Flory viens là ! Viens là j’te dis ! Flory ! »

[… les chiens]

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

[On n’y voit pas grand-…]BOUM ! [Merde ! Aïe ! Mais comment j’ai fait pour me prendre un arbre moi ? Faut que j’arrête de rêvasser]

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

[Bon alors demain, il faut que j’écrive à la graphiste, elle attend depuis deux jours.]

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

[Ah merde, et puis il faut voir pour les photos aussi. Il serait temps de faire quelques pages sur le site de la boîte quand même]

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

[Bon, alors, ce week-end… euh, non, samedi midi je vois Luc et fils… ça me fait penser, faut que j'appelle Marine aussi...]

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

[Je pourrais passer la voir dimanche… et puis il faut que je rappelle Fred, j’avais promis. Bon, ben je peux le voir samedi soir alors… à voir]

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

[J’ai pas fait les factures pour xxxx, va falloir que je m’y mette à ça aussi…]

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

[Les Suisses, ils n’ont pas répondu à mon message pour l’allemand. Faut que je les relance. Ça serait bien pour Alex…]

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

[Quand est-ce qu’on va pouvoir faire le brief du projet shanghaien avec Enora ? Elle est pas là ce week-end en plus, et puis le week-end prochain… merde ! J’ai oublié d’appeler Thomas pour le week-end prochain !]

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

[Bon, priorités…] PLOUF !

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

[C’est encore éveillé à cette heure là les canards ?]

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

[Priorités… voir qui je peux des amis dans les prochaines semaines…lancer la boîte avec une vraie gueule de boîte… il faut que j’aille au Luxembourg former Valérie sur le Serveur…travailler au lancement d’Alex, il est pas assez occupé]

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

[voir la question des visas… réserver les hôtels pour Rome et Berlin… et puis… et puis…]

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

[pfffffffffffffffffffff. Les priorités, j’arrête, c’est trop fatiguant !]

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

hhhhhhhh…….. houuuuuuuuu cric…….cric…….

[Eh, mais j’ai fini ma demi-heure, faut que j’arrête moi! C’est les Chinois qui seraient fiers de moi : « 我每天跑步二是分钟! » qu’ils disent tous, ben moi je fais 30 min, mais piano piano !]

Cric...............Cric...............Cric...............Cric...............Cric...............

[C’est rigolo Paris la nuit, c’est irréel, on a l’impression d’être dans un film !...]

[Mais comment je vais pouvoir raconter ça sur mon blog moi ?]

par Gwen publié dans : Tranche de vie
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Mercredi 12 septembre 2007

Comme certains d'entre vous le savent déjà, j'ai quelques soucis dentaires depuis... well, depuis mon premier séjour à Shanghai en août 2006 (ça doit être le choc culturel).

Depuis, je me méfie des quiches, pâtes, crèpes bretonnes et autres fondants au chocolat sur lesquels mes quenottes se désagrègent avec une productivité à faire pâlir tous les Sarkozys du monde. Mais toute mon attention n'a pas suffi et je me suis trouvée, depuis trois semaines, malheureuse ex-propriétaire de plusieurs pièces masticatoires. De multiples passages chez le marabout des chicots plus tard, j'aurais pu espérer une amélioration, pouvoir manger un croissant en moins de 45 minutes par exemple. Que ne me fourvoyai-je! À chaque rendez-vous, je vois reculer la perspective de conserver une once d'émail pour entretenir mon sourire.

C'est ainsi que, depuis hier, et après confirmation par un recompte manuel, je ne dispose plus que de deux rouleaux compresseurs en état de marche, sur le lot, ça ne pèse quand même pas lourd et ça ne compresse pas grand-chose.

Ces prochains jours, ne soyez donc pas surpris de trouver une étude qualitative des pots Blédina, purées Mousline, lentilles à l'Auvergnate (et encore, elles commencent à être problématiques celles-là) et autres desserts semi-liquides.

Je peux déjà vous dire que le Gazpacho c'est bon et ça cale, et que les Danette au chocolat noir sont imbattables au rang des petits plaisirs de la bouche.

 

En attendant, je ne me plains pas, parce qu'il y a pire que moi!

 

par Gwen publié dans : Instantanés
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Mercredi 5 septembre 2007

Le furet du bois de Vincennes, petite description: animal matinal doté d'incisives intraitables mais pauvre en molaires qui court à pas d'escargot autour du Lac Daumesnil tout les jours dans son beau costume Décathlon...

Quoi? Vous m'avez reconnue? C'est Décathlon ou les dents en moins qui vous ont mis sur la voie?

Et oui, je profite des 6 semaines qu'il me reste sur Paris (entrecoupées de moult déplacements il est vrai) pour me refaire une santé. A l'origine, Enora (ma sœur, pour ceux qui suivent pas) et moi avions décidé de participer aux 5 km de Paris, ce qui avait d'ailleurs bien fait rire Jérôme lorsque je lui avais annoncé ça d'un air triomphant. Vexées, mais pas démotivées, nous avons donc commencé à courir de bon matin tous les jours depuis maintenant deux semaines.

Les baskets neuves commencent à prendre la couleur de la terre (yessssssssssss) et j'arrive maintenant à identifier deux types de "machins à plumes et à pattes palmées" qui se prélassent tranquillement sur l'eau ou sur la rive pendant que nous souffrons, pantelantes. Heureusement que nous voyons parfois passer les pompiers de Paris, ça égaye le parcours (mais ça donne mauvaise conscience, ils avancent un peu plus vite que nous tout de même!).

Bref, cet effort, nous allions le dédier à la lutte contre le cancer le 7 octobre... oui, mais ça c'était avant d'acheter tout plein de billets d'avion en vue de petits week-ends en Europe avant le nouveau départ pour la Chine le 13 octobre (sortez vos calendriers!). Et oui, voilà que nous partons en fait à Berlin en plein pendant le week-end de la course... on avait oublié! Pffff. Tout ça pour rien! Ben tant pis, on court quand même, parce que figurez-vous qu'on trouve ça sympa en plus.

Enfin voilà pour les nouvelles. J'en avais pas donné depuis belle lurette et c'est pas ça qui va vous expliquer ce que j'ai fait ces dernières semaines, mais ça aura donné de la lecture à ceux qui avaient 5 min à perdre.

par Gwen publié dans : Tranche de vie
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Mercredi 8 août 2007

Le kit mains libres, c'est merveilleux!

Qué?

Je dis, le kit mains libres, c'est merveilleux!

Il dit qu'il voit pas le rapport.

Ben si, une veille de départ en week-end pour chouille familiale, à 22h40, on apprécie d'avoir un kit mains-libres sur son téléphone portable. Pourquoi? Ben pour commander un taxi parbleu! Ben oui, parce que c'est bien entendu à 22h33, avant d'avoir fait ses bagages, préparé le lit, brossé ses dents, enlevé son dentier (non, j'déconne, j'en ai pas), enfilé son pyjama (ah bah non, ça non plus, il est pas sec!), bref, c'est à 22h33 qu'on prend conscience avec effroi qu'on embarque le lendemain matin à Orly à 8h10 tapantes.

Tout se fait dans la hâte. Cette journée a tout d'abord marqué un record de vitesse de traduction, ce que viennent me rappeler douloureusement les noeuds que font mes muscles dans mon épaule gauche (c'est la touche "Shift" qui tue). Pas le temps de déjeuner, réduction du litrage de thé avalé dans la journée pour éviter les pauses pipi trop fréquentes, bref, un bonheur! Le projet cauchemar est livré tant bien que mal avec une seule heure de retard (un miracle vu les circonstances) et soudain, à 17h45, je me rends compte que je ne suis pas allée imprimer ma carte d'embarquement chez l'imprimeur d'en-bas. Descente éclair. De retour à l'appartement, Enora est arrivée et nous partageons notre lassitude. Les plans de soirée de l'une comme de l'autre sont annulés pour cause de "trop fatiguée et pas le temps". Non je n'irai pas du côté du BHV rejoindre je vous dirai pas qui.

Et le kit mains libres me direz-vous. Et bien faisons un saut à 22h35. Un rapide calcul m'amène à définir une heure de départ aux alentours de 7h le lendemain matin. Pour m'éviter 10 minutes de marche vers la station Daumesnil et ainsi préserver ma nuit d'autant, je décide donc de réserver un taxi à l'adresse d'Enora. Mais voilà que les taxis bleus (qui facturent soit dit en passant 23 cts la minute) on un temps d'attente à rallonge. Je patiente, rapporte la vaisselle (= les tasses) qui se sont accumulées sur mon bureau à la cuisine, j'ai enfin une tonalité puis...rien! Qu'à cela ne tienne, je branche l'appareillage de pro de la communication (roger!) et refais la manip en faisant la vaisselle, heureuse d'avoir les mains libres et de gagner ainsi du temps.

Oui, mais! Dans mon élan fougueux, j'ai décidé aussi de remettre la housse du canapé dans le salon tandis qu'une opératrice (que j'ai enfin réussi à avoir aux deuxième coup de fil) saisit mes informations. Et ben là, le téléphone dans la poche, je coupe la communication par accident. Super! Ben on va rappeler alors! Jamais deux sans trois.

Au troisième coup, ça marche et je vous écris tout ça pour vous prévenir que je m'envole jeudi matin pour Quimper la Bretonne, où le vent et les embruns frappent les rochers. Je vais aussi avoir 3 jours de vacances!!!! D'aucuns argueraient qu'il s'agit là d'un week-end, mais pour moi c'est beaucoup!

Donc je vais: lire, me reposer, prendre le thé avec mes parents, me balader avec mon chien, apprendre à parler chinois couramment, m'occuper du serveur de mon entreprise, reprendre le thé avec mes parents, manger des langoustines (mmmm, les langoustines!), rien faire, m'occuper de trouver le code SWIFT de la banque de mon proprio en Chine (faut bien que j'arrive à lui virer mon loyer!), faire la chouille avec 50 gus plus ou moins de ma famille et que je connais pas, écrire des articles sur mon blog... J'ai dit que j'étais en vacances combien de temps déjà???

Sur ce, je file faire mon sac, parce que mine de rien, il est 23h21!

A plus à tous depuis le Finistère Sud

 

par Gwen publié dans : Instantanés
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Dimanche 5 août 2007

Devant l'insistance les bons conseils d'Alex, qui m’a persuadée, au cours d'une de nos conversations nocturnes, que si j'étais "seule" (enfin, lui à part, ça s'entend!) c'était de ma faute, tout de ma faute et rien que de ma faute, je me suis inscrite sur... Meetic! Pourquoi? Un peu parce que je l'ai cru, un peu pour lui montrer que les sites de rencontres de l'univers hétéro n'avaient rien à voir avec son "Gay Romeo" et puis un peu aussi parce que la distraction me paraissait sympa.

 Première étape: créer son profil. Objectif: se racler la soupière pour savoir quoi raconter sur soi, et surtout attirer l'attention des bons internautes (c’est-à-dire ceux qui ont un passeport et qui savent épeler le mot p-a-s-s-e-p-o-r-t !). Je l'avoue, sur ce coup là, je me suis un peu inspirée du profil que j'ai passé trois heures à rédiger par une journée d'hiver ensoleillée à Shanghai pour ce blog. Ce recyclage effectué, il a fallu répondre aux questions du profil, heureusement que les "webmasters" ont prévu une réponse "je le garde pour moi" (non mais, c'est personnel mon "Niveau de pratique de la religion"!!!!).

Taille, poids, silhouette, longueur des cheveux (y'a vraiment des gens que ça intéresse ça, la longueur des cheveux???). Jusque-là, fastoche! Suite: "Ma personnalité". Ouh là, c’est plus délicat déjà. J’appelle Alex à la rescousse (après tout, il est un peu responsable de mon triturage des boyaux de la tête). Aventureux, exigeant, sensible, spontané ? C’est spontané qui gagne. Une heure et encore une vingtaine de questions après, mon profil est terminé et j’ai soumis quelques photos pour approbation. Étonnement de mon compagnon de voyage : « Comment ? Ils filtrent les photos ? ». Ben oui mon chou, pas question de dévoiler notre anatomie en images, nous ! Ça fait pas sérieux et « bien sous tous rapports ». Deux mondes s’affrontent !

Tout ça s’est déroulé il y a un mois, à New York. Jusque-là, j’ai plus ou moins assuré, mais après c’est le pathétisme qui a régné.

L’idée du site, ce sont évidemment les « rencontres virtuelles ». Pour aider au rapprochement (j'explique parce que moi je savais pas comment ça marchait ces trucs là avant), il y a le « flash », simple message qui indique à la personne « flashée » votre intérêt pour son profil. Un flash, un peu pauvre en informations, vous indique que « machin a flashé pour vous ». Du coup, on peut aller voir le profil de « machin », pour se rendre compte qu’une fois sur deux on tombe sur des profils même pas remplis, dénués d’intérêt ou tordants de niaiserie.

Après, y’a le « chat », qui, comme son nom l'indique, est un... « chat » (à ne pas confondre avec un chat). Et c’est là que je deviens pathétique (mais non, je l'étais pas avant!). Dès que je vois une demande de « chat » débarquer sur ma page les rares fois où je suis connectée, je prends mon courage à deux mains et je me barre du site façon « la fille qui clique plus vite que son ombre » ! Ben ouais euh, j’vais pas chatter avec des mecs que j’connais pas, non ! Enora, à qui je mentionne l’affaire en passant, me promet un coaching à mon retour à Paris (c’est bien d’avoir le soutien d’une pro !).

Autre outil de « prise de contact », l’email. Et oui, on peut recevoir des « emails ». Déjà, ça me convient mieux ça. Sauf que les emails ont la fâcheuse tendance à tourner au publipostage et que je me retrouve avec des « Alors, t’as fait les soldes ? A bientôt », ou des emails à peine compréhensibles (mais qui font bien rire) : « Bonjour vous très charmante. Votre annonce mas très plus. Je trouve que j ai beaucoup de point avec vous. ».

Un peu dépitée, je commence à me dire que, finalement, c’est pas sur Meetic que je vais trouver de la compagnie ou repeupler mon cercle d’amis parisiens. Par acquis de conscience, je vais moi-même zieuter du côté des profils masculins tout en me plaignant allègrement à Alex du manque d’intérêt du site. Et voilà que je tombe sur un profil sympa. Réaction d'Alex : « ben flashe ! ». Moi : « Naaaaaaaaaaaan, j’vais pas faire ça. ». Lui : « Ben si ». Moi : « ben naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan, ça va pas non ! ». Finalement, je vous passe les 5 minutes qui ont suivi (les naaaan sont juste devenus de plus en plus longs), j'ai lancé un flash et je me suis carapatée du site, morte de honte (on est au cœur du pathétisme). Et le profil susmentionné de m’envoyer un email, surpris que j’envoie un flash alors que je défends à quiconque de m'en envoyer (oui, ben qui a dit que j’étais facile à suivre !).

Bilan de l’affaire, l’heure n’est pas au désespoir. Y’a quand même des types sympas sur Meetic, et qui n’ont pas le sens de l’humour d’un bulot. D’accord, ils ne sont pas nombreux, mais je vais pas me plaindre, il paraît que c’est ch* les nanas qui se plaignent!

par Gwen publié dans : Tranche de vie
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Mercredi 1 août 2007

On l'a fait!

Ce soir, mesdames et messieurs, mon galant serviteur et moi-même sommes allés au Moulin Rouge!

 

Tenue de ville exigée et chaussures de sport interdites! Il a fallu improviser (vous vous souvenez de mes pompes cassées? Ben j'en n'avais pas d'autres). J'ai donc ressorti l'agrafeuse du tiroir et fait des miracles pour ne pas devoir marcher nu-pieds.

Victoire!

Pourquoi Ni hao? Et bien parce que, à part les Russes qui pressaient leur panse contre notre dos pendant que nous patientions tous à l'extérieur du fameux Cabaret, l'audience était quand même en grande partie constituée de Chinois (si, si, j'ai reconnu des mots). Autant vous dire qu'ils faisaient partie des plus stoïques durant les numéros d'humour. Ca ne surprendra personne, mais ça faisait quand même drôle à voir.

Donc, après avoir attendu 15 bonnes minutes avec tous nos compagnons de fortune, nous avons pénétré dans l'antre du Cabaret par excellence... et là y'a pas de photo parce que c'était interdit!

Bouteille de Bordeau, carafe d'eau, nous étions parés pour le show. Ca n'a pas très bien commencé, puisque le premier numéro était assorti d'une chanson à deux balles (pour ceux qui ne connaîtraient pas mon aversion pour les chansons sans intérêt du genre comédie musicale, veuillez vous référer à l'article "De Brooklyn aux Champs Elysées").

Plusieurs dizaines de "Paris danse, danse" plus tard, le deuxième numéro arrive et me vaut un "mais elle est presque toute nue" de la part d'Alex (j'ai pas encore vérifié s'il était sérieux ou pas). On commence à rentrer dans l'ambiance et à apprécier. Vient ensuite un numéro d'acrobates des plus marquants (et pourtant j'aime pas ça d'habitude). Ils sont deux sur scène, un homme et une femme, à enchaîner des portés plus improbables les uns que les autres (quelque chose me dit qu'ils ont un peu plus d'abdos que nous!).

Puis, numéro aussi étonnant avec une piscine agrémentée de deux serpents d'eau, qui émerge du décor (avec des parois transparentes) et dans laquelle plonge une danseuse pour nous faire un "vas-y-que-j'entortille" avec les bêbêtes à écailles. Deux "humoristes sans histoires" nous font aussi bien rire, avant que la danse ne reprenne et que le 14 juillet d'après guerre nous donne un tableau drôle et touchant (si, si, pour une Française, ça l'était... bon, je devais être la seule à part les serveurs dans la salle, mais quand même!). Et vient le Cancan. Ah, le Cancan!

Bilan de la soirée : un excellent moment dans l'ensemble. Je ne peux bien sûr que déplorer les chansons à la meringue (cheezy quoi) qui avaient autant de valeur artistique que les reproductions d'affiche à deux "kuais" qu'on trouve à la Butte Montmartre. Il est évident, toutefois, que je devais être une des rares à rouler les yeux en entendant les paroles puisque personne ne parlait français parmi le public. Pour autant, l'expérience valait le coup et nous sommes bien contents de l'avoir vécue. Ce qui est unique, c'est d'avoir assisté à la revue des "filles de Paris" avec quelqu'un qui m'a sorti durant le spectacle : "Oh il est pas mal lui, non?" et "Si t'avais à choisir un des hommes sur la scène, tu prendrais lequel?"

Et voilà, l'heure a avancé bien plus vite que nous le souhaitions. Le spectacle est terminé, au lit maintenant!

 

 

 

par Gwen publié dans : Tranche de vie
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